Les traitements

LA RADIOTHÉRAPIE

La radiothérapie est donnée à toute patiente qui a eu une mastectomie partielle et même à certaines patientes qui ont eu une mastectomie totale. Son but est de diminuer la récidive locale au sein et aux ganglions régionaux. Elle est donnée après les traitements de chimiothérapie pour une période variable allant jusqu’à un maximum de 25 jours. La nouveauté en radiothérapie suit la même tendance qu’en chirurgie de tenter des traitements moins longs et invasifs. Plusieurs techniques de radiothérapie partielle et de durée plus réduite de traitement sont actuellement à l’étude et même en phase précoce d’application.

LA CHIMIOTHÉRAPIE

Depuis le début de la chimiothérapie il y a plus de 40 ans, beaucoup de changements ont été apportés. Tout d’abord, il y a trois sortes de traitements de chimiothérapie : 

  • les traitements adjuvants (après l’opération en prévention des récidives);
  • les traitements néo-adjuvants (avant l’opération pour faire diminuer les plus grandes tumeurs du sein);
  • les traitements palliatifs (lorsqu’il y a déjà des métastases aux organes nobles).

La première révolution dans les traitements de chimiothérapie a été la découverte de l’HerceptinMD il y a moins de 10 ans. Il s’agit de la première thérapie ciblée contre le récepteur HER 2 qui, lorsque amplifié (l’équivalent d’un hyperfonctionnement), produit des tumeurs très agressives . De 15 à 20 % des cancers du sein entrent dans cette catégorie. L’HerceptinMD a contribué à améliorer grandement la survie de ces patientes.

La deuxième révolution à laquelle nous assistons actuellement est l’ère de la biologie du cancer du sein, où nous utilisons la génomique pour prédire le risque de récidive ou d’agressivité de la tumeur. Le prototype est l’utilisation du test de l’Oncotype DX pour la majorité des tumeurs de plus de 1 cm hormonodépendantes afin de déterminer la nécessité de donner de la chimiothérapie adjuvante. Cette étape était effectuée jusqu’à très récemment à l’œil ou approximativement par le médecin ou chirurgien oncologue.

L’ANTI-HORMONOTHÉRAPIE

L’anti-hormonothérapie profite au même degré que la chimiothérapie aux patientes atteintes de cancer du sein. Du tamoxifène utilisé au début des années 1970, nous en sommes aujourd’hui à l’utilisation des inhibiteurs de l’aromatase (anastrozole, létrozole et exémestane), ces derniers pouvant être utilisés uniquement chez les patientes ménopausées.